Archivart a le plaisir de vous inviter à découvrir l’univers poétique de l’artiste Hela Lamine à travers son exposition personnelle “Les jardins de mon père“
“Dans les jardins « secrets » de son père, Hela Lamine semble reconstituer les
souvenirs de ce paradis perdu. Elle nous invite à franchir son seuil, à reconstruire des images de son monde intérieur comme des plantes fragiles et résistantes à la fois. Son jardin incarne, ainsi, ce moment où la nature devient miroir de l’âme, un refuge où tout être pourrait s’enraciner et cultiver son monde intérieur entre le réel et l’imaginaire, selon son désir. C’est un jardin suspendu, centre du monde intérieur et porte ouverte sur un ailleurs à l’image de ceux de Babylone où coule une fontaine d’immortalité. L’immortalité des souvenirs, d’une mémoire familiale, toujours ancrée dans les strates de l’âme.
A la manière de Montaigne qui s’isolait dans le petit jardin de sa maison pour cultiver
sa pensée et unir ses réflexions entre l’ordre et l’infini, entre la nature et la culture, son père, biologiste de formation, suivait, dans le silence et la lenteur, le moindre geste de la nature ; observait l’infime trace d’un processus de Genèse, jamais freiné, toujours en perpétuelle transmutation. De ce fait, l’artiste puise dans cette atmosphère familiale et scientifique, où la nature prend forme de pensée et en tire un état d’être celui d’une ultime symbiose entre
l’homme et le règne végétal. La nature demeure, ainsi pour elle, une autre manière d’habiter le monde qui s’ouvre lentement au regard dans les détails de ces dessins. Ce jardin secret est devenu, pour elle, un espace symbolique où germent les graines enfouies dans la profondeur des souvenirs et des gestes.
Hela Lamine s’enracine dans cette mémoire familiale, celle du père métaphore de la
terre et de la prolifération silencieuse. Les jardins semblent représenter des espaces de
réconciliation où chacun y retrouve les fragments de ce qui a été et pourrait enfin faire pousser ses propres songes.”
souvenirs de ce paradis perdu. Elle nous invite à franchir son seuil, à reconstruire des images de son monde intérieur comme des plantes fragiles et résistantes à la fois. Son jardin incarne, ainsi, ce moment où la nature devient miroir de l’âme, un refuge où tout être pourrait s’enraciner et cultiver son monde intérieur entre le réel et l’imaginaire, selon son désir. C’est un jardin suspendu, centre du monde intérieur et porte ouverte sur un ailleurs à l’image de ceux de Babylone où coule une fontaine d’immortalité. L’immortalité des souvenirs, d’une mémoire familiale, toujours ancrée dans les strates de l’âme.
A la manière de Montaigne qui s’isolait dans le petit jardin de sa maison pour cultiver
sa pensée et unir ses réflexions entre l’ordre et l’infini, entre la nature et la culture, son père, biologiste de formation, suivait, dans le silence et la lenteur, le moindre geste de la nature ; observait l’infime trace d’un processus de Genèse, jamais freiné, toujours en perpétuelle transmutation. De ce fait, l’artiste puise dans cette atmosphère familiale et scientifique, où la nature prend forme de pensée et en tire un état d’être celui d’une ultime symbiose entre
l’homme et le règne végétal. La nature demeure, ainsi pour elle, une autre manière d’habiter le monde qui s’ouvre lentement au regard dans les détails de ces dessins. Ce jardin secret est devenu, pour elle, un espace symbolique où germent les graines enfouies dans la profondeur des souvenirs et des gestes.
Hela Lamine s’enracine dans cette mémoire familiale, celle du père métaphore de la
terre et de la prolifération silencieuse. Les jardins semblent représenter des espaces de
réconciliation où chacun y retrouve les fragments de ce qui a été et pourrait enfin faire pousser ses propres songes.”
– Texte de Samia El Echi
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