Archivart a le plaisir de vous inviter à découvrir l’univers de l’artiste Sonia Ben Slimane à travers son exposition personnelle « Cette part de vestiges en moi »
Que ne ferait-on pas pour «toucher» le grain brûlant de la ruine, des vestiges d’antan?
Objet de rêverie et de désir, les ruines et les vestiges accèdent aux temps révolus, font raisonner des histoires de nos ancêtres, ouvrent un espace d’écoute et de mémoire partagée, où les récits laissés en marge trouvent enfin un lieu pour se dire, dans le souffle du vent. Se saisir de l’imaginaire de Sonia Ben Slimane, de ses contes et de ses créatures symboliques, nous amène à parcourir l’histoire de la sensibilité du temps et de ses traces dans un espace parallèle de libre interprétation.
Sonia Ben Slimane évoque une sorte de jubilation à rendre hommage aux vestiges «retrouvés». Son exposition « Cette part de vestige en moi…» s’inspire de peintures rupestres d’Altamira et de la grotte de Charama Cave, ainsi que d’anciennes tapisseries d’Asie de l’Est.
Chaque œuvre apparaît comme un fragment exhumé du passé. Son univers, proche du réalisme magique, est nourri d’imaginaires, de contes et de poésie. Taureaux et renards y deviennent créatures symboliques, dans des scènes où la logique s’efface : poissons volants ou citrons éclairant le ciel ouvrent un espace d’exaltation créative. L’artiste serait habitée par une fréquentation quotidienne des poètes qui lui sert à atteindre ce monde qu’elle ressent et de retrouver un monde d’enfance qui lui est propre et magique. Le surréalisme en tête, lui délivre des pesanteurs d’une réalité irréelle.
– Extrait du texte curatorial de Wafa Gabsi
